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2007 - L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford

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2007 - L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford Empty 2007 - L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford

Post by audeladelecran on Sun 24 Nov 2019 - 22:44



L'assassinat de Jesse James
par le lâche Robert Ford

2007 - L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford Ca506e10
159 min - Andrew Dominik
Wiki
IMDB: 7,5





Cast:
Brad Pitt: Jesse James
Casey Affleck: Robert Ford
Sam Shepard: Frank James
Sam Rockwell: Charley Ford
Ted Levine: le shérif Timberlake
Mary-Louise Parker: Zeralda James
Synopsis
En 1881, Jesse James est un hors-la-loi légendaire. Il a 34 ans. Sa célébrité lui provient de multiples braquages. Au lendemain de la guerre de Sécession, il représente une rébellion qui lui vaut d'être considéré comme un Robin des Bois. Ford, qui a grandi en idolâtrant James, est désireux de rejoindre le gang. Le film commence sur cette rencontre à l'automne de 1881.


VIDEO




> LIRE LA PARTIE 1 <:

Ma critique sans spoils

D'innombrables livres et récits furent écrits sur le célèbre Jesse James. Dangereux criminel au yeux de ses victimes, héros animé par une cause profonde selon la presse, il fit l'objet d'une réputation mitigée à la réalité insaisissable. Robert Ford, jeune homme idéaliste et ambitieux, rêvait depuis longtemps de partager les aventures de son idole. Il était loin de prévoir qu'il entrerait à son tour dans l'Histoire... Voilà douze ans que "L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford" est sorti sur grand écran, et bien que l'ayant vu dans d'excellentes conditions, je n'en ai gardé que très peu de souvenirs. Aucun pour ainsi dire.

En effet, j'étais bien plus enclin à me laisser embarquer par une aventure filant à toute vitesse que par toute autre proposition cinématographique à même de constituer une expérience unique en son genre. J'en profite pour vous remercier, car depuis que j'ai créé cette page, nos échanges et votre soutien indéfectible m'ont grandement incité à faire évoluer mes attentes vis à vis d'une œuvre, même si j'aime toujours autant me retrouver face à une bonne grosse production bien huilée.

Douze années sont passées, et me revoilà donc devant ce long-métrage avec un nouveau regard. "L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford" est la parfaite antithèse de ce qui ne cesse de remplir les tiroirs caisses de nos salles obscures. Andrew Dominik, réalisateur et scénariste, a misé sur une succession de séquences toutes plus belles les unes que les autres, sublimées par l'œil aguerri de Roger Deakins, très certainement un des plus grands directeurs de la photographie encore en activité qu'il m'ait été donné d'observer, et je pèse mes mots. Il est une scène de nuit où la lumière d'un train jaillit à travers les arbres d'une forêt, ce qui permet d'apprécier un travail du clair-obscur particulièrement saisissant.
2007 - L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford Jesse10

Une fulgurance parmi tant d'autres qui flatte la rétine qui atteint l'onirisme envoûtant, purement et simplement, auquel viennent s'ajouter très fréquemment des teintes sépias, d'où un rendu vieillot qui permet d'obtenir un cachet singulier. Pas de mouvements de caméra superflus ni de montage précipité, juste des compositions picturales qui se servent du format cinémascope pour restituer à sa juste valeur la beauté d'un environnement sauvage durant les plans larges.

Les personnages ne sont pas en reste, car lorsque l'objectif s'en approche au plus près, on peut profiter pleinement du talent des comédiens dont la plus petite expression ne saurait passer inaperçue, tout en donnant la sensation qu'ils sont tous en proie à une immense solitude au milieu d'un univers où la confiance n'est autre qu'un faux pas mortel.

Une œuvre infiniment belle qui ne sera pas du goût de tous. En effet, si l'esthétique du film est irréprochable, la manière dont le récit est abordé pourrait susciter un ennui profond tant le geste d'Andrew Dominik sort des sentiers battus pour se concentrer presque uniquement sur sa capacité à nous faire ressentir quelque chose vis à vis des tableaux contemplatifs qu'il met en scène, ne serait-ce que par l'ambiance qui s'en dégage, mélancolique, tragique et glaciale, soutenue par la musicalité toute en retenue du duo Nick Cave-Warren Ellis...




2007 - L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford 1742fc10


> LIRE LA PARTIE 2 <:

2007 - L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford Jesse_10

SUITE:
...Quant au rythme, il étire chaque seconde du métrage au point d'en devenir irréel, sensation très étrange qui fait de cette œuvre une expérience de cinéma qui relève de l'art sensoriel. Loin des canons qui ont fait la renommée du western à son heure de gloire, "L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford" est un drame qui propose une superbe galerie de personnages où le moindre dialogue sonne comme un trait soigneux venu affiner les contours d'esquisses admirablement incarnées.

Ici, chaque coup de feu vient clore un chapitre, amenant les personnages vers leur propre destruction. Ce que met en scène Andrew Dominik n'est autre qu'une lente plongée dans la psyché de Jesse James et de ceux qui l'ont approché pour tendre vers une odyssée humaine à même de susciter une réflexion philosophique sur des thèmes comme l'admiration, le mépris, le besoin de reconnaissance, la rivalité, le remord, la honte...

Autant de sujets brillamment développés qui découlent de la relation entretenue par le criminel légendaire avec Robert Ford, pauvre hère dont le rejet incessant nourrit l'obstination à vouloir à vouloir être plus que celui qu'il vénère comme un dieu, comme un héros, comme un père.
Au moment où j'écris ces quelques lignes, ce que je ressens est très confus, car aussi froid puisse paraître ce long-métrage, j'avoue avoir été particulièrement touché par l'épilogue, comme si tout ce dont j'avais été le témoin venait enfin me heurter de plein fouet. Une claque cinématographique, mais avant tout humaine !!!

Niveau casting, ça en impose avec Jeremy Renner, Sam Shepard, Paul Schneider, Michael Copeman... Tous sont vraiment excellents, mais les interprétations de Sam Rockwell, Brad Pitt et Casey Affleck me laissent sans voix tant ils crèvent l'écran, repoussant l'acting dans ses retranchements, donnant vie à personnages plus vrais que nature. Le premier donne le sentiment de subir littéralement des évènements qui le dépassent, tentant vainement d'y prendre part. Le second se montre colérique, dédaigneux, inatteignable, parfois même absent quand il prend conscience qu'il ne peut maîtriser le destin funeste qui l'attend, mais lorsqu'il baisse un tant soit peu sa garde et qu'il se confie, ses fêlures et ses doutes éclatent au grand jour.

Quant au troisième, le regard fuyant et le sourire gêné du gamin pris la main dans le sac, l'ombre de son grand frère Ben ne lui a-t-il pas donné les moyens d'incarner Jesse James à la perfection ?

En conclusion,
"L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford" est une œuvre à l'élégance peu commune sur l'un des plus grands hors-la-loi de l'ouest américain.



2007 - L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford The-as10


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