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1971 - Orange Mécanique - Kubrick

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1971 - Orange Mécanique - Kubrick

Message  maximumuse le Mer 4 Déc 2013 - 10:13

ORANGE MECANIQUE

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Stanley Kubrick - 1971 - UK - 2H16

Distribution:
Malcolm McDowell: Alex DeLarge
Warren Clarke: Dim
Michael Tarn: Pete
James Marcus: Georgie
Philip Stone: le père d'Alex
Sheila Raynor:  la mère d'Alex
Patrick Magee: l'écrivain agressé
Adrienne Corri: sa femme agressée
Michael Bates: gardien-chef Barnes
Carl Duering: Dr Brodsky
Madge Ryan: Dr Branom
John Savident: le conspirateur
Anthony Sharp: le ministre
Résumé:
En Angleterre, dans un futur pas forcément éloigné mais à l'ambiance très futuriste, Alex DeLarge (Malcolm McDowell), jeune délinquant passionné par la musique de Beethoven (« Ludwig van »), spécialement la 9e symphonie, est obsédé par le sexe (« des parties de ça-va-ça-vient ») et adepte de la violence (« ultraviolence » dans son propre jargon).Alex est le chef de sa bande, les droogs ou droogies. Sa bande se compose de Pete, Georgie, et Dim. Ils font parties d'un de ces nombreux gangs de jeunes qui évoluent dans un univers urbain décadent. Ils s'expriment dans un argot anglo-russe auquel l'auteur du roman, Anthony Burgess, a donné le nom de Nadsat, le mot « droog » faisant ainsi référence au mot « друг » (« ami » en russe). Leur boisson préférée est le Moloko+ (« lait » en russe), un lait « dopé ». Une nuit, après s'en être intoxiquée, la bande s'engage dans une nuit "d'ultra-violence"...





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L'oisiveté mère de tous les vices, ainsi pourrait on résumer cet univers légèrement futuriste d'"orange mécanique", en effet le film raconte les aventures de jeunes désoeuvrés, dont la vie peut se résumer à "Drug, Sex & Beethoven", ces félés n'ont d'autres consciences de la vie que la quête de leurs plaisirs, l'embrasement de leurs neurones passant par la violence, le viol et le moloko, un breuvage dopant à l'aspect doux et anachronique du lait qui n'est rien d'autre qu'une métaphore des drogues dures, en plein essor dans les années 70. D'ailleurs leur surnom de Droog, (droogies au pluriel), évoque clairement Drug, compagnons de défonce, drogués, camés !

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Ce qui est génial dans la peinture de ces brutes, c'est d'abord l'aspect rassurant, vêtus de blanc, souriants et au langage plutôt recherché, on leur donnerait presque le bon Dieu sans confession, surtout à Alex, au visage angélique et passionné de musique classique, enfin surtout de Ludwig van Beethoven. Mais autant le plumage et le ramage sont beaux, c'est de la beauté du diable qu'il s'agit, car leur âme est d'une noirceur insondable, ils n'ont absolument aucune limite dans la barbarie et la non conscience de la notion de mal. Ce sont des barbares inhumains qu'on pourrait pompeusement qualifier de sociopathes. D'ailleurs très vite on remarque les rangers, la coquille protège sexe et le bâton qui renseigne sur l'objectif belliqueux d'un tel uniforme. C'est une peinture de la bande, ce groupuscule étrange qui semble permettre la libération de la bête qui sommeille dans l'esprit humain.


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Comme à son habitude, Kubrick utilisera la musique classique comme accompagnement de son œuvre, soigneusement choisie, elle illustre à la perfection les instants de détente, de préparation, de jeux ou d'ultra violence, Beethoven étant le catalyseur de l'excitation ! un peu comme Wagner dans "apocalypse Now", cette fameuse Walkirye qui donne envie au teuton de base d'envahir la Pologne,... Bref le choix musical est juste parfait, comme déjà dans "2001" avec cette valse orbitale du vaisseau spatial et de sa station d'accostage. C'est la maitrise totale du 7e art avec toutes ses cordes.

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La 2e partie du film sera l'exposé de la rééducation d'Alex, considéré comme irrécupérable, l'incarcération ne semble pas utile, aussi on le confiera aux chercheurs du conditionnement Pavlovien en essayant de le dégouter de tout ce qu'il aime. Une 2e partie de film quasiment humoristique qu'on peut résumer par la "punition d'Alex", sans trop spoiler le film disons qu'il va rencontrer ses victimes, je vous conseille vivement de découvrir ce qui l'attend...



Un très grand moment de cinéma

Intemporel, du 7e Art comme on en redemande.

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