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1998 - la ligne rouge - T Malick

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1998 - la ligne rouge - T Malick

Message  maximumuse le Mar 8 Oct 2013 - 14:03

La Ligne Rouge

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1999 - Terrence Malick - USA - 2h50

Distribution:
Jim Caviezel: le soldat Witt
Sean Penn: le sergent-chef Welsh
John Cusack: le cpt John Gaff
Elias Koteas: le cpt Staros
Adrien Brody: le caporal Fife
Ben Chaplin: le soldat Bell
John Travolta: le Gal Quintard
Nick Nolte: le Lt-colonel Tall
George Clooney: le cpt Charles Bosche
Résumé:
Février 1942, 2 mois après Pearl Harbor, la guerre du pacifique commence et la clé stratégique semble être l'ile de Guadalcanal, tenue par les japonais, terrés au sommet d'une colline, l'attaque confiée à la Compagnie Charlie s'annonce difficile et meurtrière, mais elle est indispensable pour l'état major. Le soldat Witt participe malgré lui à cet assaut et représente une espèce d'observateur déterminé à comprendre la guerre, ses réflexions, états d'âmes sont au cœur de cette folie.



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the thin red line originelle (bataille de Bataclava)


"The thin red line" est le titre d'un roman écrit par James Jones, ancien soldat devenu écrivain dont un roman avait déjà été  porté à l'écran dans le fameux "from here to eternity" (Tant qu'il y aura des hommes). C'est doublement intéressant car un ancien militaire sait de  quoi il parle, d'où un réalisme puissant, et puis on a forcément une vue de la guerre de l'intérieur, celle des hommes qui souffrent. C'est cette vision qui a animé Terrence Malick, d'où l'omniprésence des voix-off, échos des pensées des soldats. Signalons la proximité entre les héros des 2 livres, nommés Prewitt et Witt, tous 2 décalés et surtout rebelles à l'autorité absurde. Quant au film, TM n'a plus tourné pendant 20 ans, aussi il a eut le temps d'y réfléchir à ce film sur la guerre.

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La première partie se consacre à l'intimité des soldats, et elle se résume en un mot, la Peur, sous toutes ses formes, exprimée de milles façons différentes mais dénominateur commun de ces hommes, déguisés en soldats et envoyés au bout du monde pour tuer et mourir. Car ce qui intéresse Malick, c'est surtout l'homme, partie intégrante de la nature, mais en décalage total de sa place originelle, vaguement illustrée par les indigènes, eux par contre en parfaite harmonie.
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La distribution est impressionnante, mais le plus surprenant c'est de voir des vedettes dans des seconds rôles, voire même des rôles minuscules, comme Travolta ou Clooney, certes officiers supérieurs, mais sans importance dans le film. Malick s'intéresse aux sans grade, joués par des acteurs pas ou peu connus, c'est trop évident pour ne  pas être délibéré, car ce sont eux qui la font la guerre, pour les autres !

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  Après une longue introduction, la partie centrale sera consacrée aux combats, réalisée caméra au poing et à hauteur d'homme, c'est à dire dans les hautes herbes, on a réellement l'impression de débarquer avec eux. Mais même si les phases de pures actions sont parfaites, elles ne sont que décoratives, car Malick se préoccupe des problèmes humains, des subtilités du commandement, de l'obéissance aux ordres, et bien sûr de la peur, panique parfois, les regards en disant plus que de longs discours.

Malick c'est surtout la poésie, on s'évade sans cesse dans les rêveries des uns des autres, souvenir d'une femme, d'enfants et de moments de bonheurs simples. Il contrastera les pires horreurs, avec de fréquentes images d'une nature sublime, c'est quand même un coin paradisiaque. La faune sert de spectatrice stupéfaite du pitoyable spectacle de la guerre des hommes, un genre de zoo inversé,...

L'apothéose des combats est époustouflante de réalisme et de sauvagerie, les hommes devenant irrémédiablement des bêtes sauvages, au coeur mort, sans espoir de guérison. L'ennemi est lui aussi traité, il n'a rien de monstrueux, de pauvres hommes, eux aussi déguisés en soldats et malheureux. Le plus bouleversant étant les nombreuses scènes d'agonies, une partie centrale du film vraiment dérangeante.Comme le dit le soldat Witt "un autre monde existe" et il se dit souvent "que nous est il arrivé ?" implacable réquisitoire d'une humanité barbare qu'il cherchera à fuir, par tous les moyens.

Un film qui émeut bien plus qu'il ne distrait, c'est évidemment le but de TM

Masterpiece ! 10/10







Symboles:


Avec Malick on a sans cesse des symboles, ainsi l'ile paradisiaque et des indigènes, naïfs et doux, symbolisent le jardin d'Eden, le paradis perdu, la bible n'est jamais très loin. Witt est en qq sorte l'observateur lucide qui voit 2 mondes, ce paradis d'un coté et l'enfer de l'autre.

Après une longue observation et réflexion, de nombreuses discussions avec son sergent protecteur, Witt ne peut pas se résigner à rester en enfer, il se sacrifie et se suicide, refusant de déposer son arme face aux japonais. Il est le symbole d'un ange, qui décide de rester sur cette ile. l'image de fin superbe, de ce cocotier qui germe renvoie à la scène où il est dans l'eau, la vie continue pour lui, sous une autre forme, la palme ressemble à une main, un salut de Witt depuis un autre monde,...

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