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1953 - la guerre des mondes

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1953 - la guerre des mondes

Message  Admins le Dim 8 Sep 2013 - 22:16


LA GUERRE DES MONDES (1953)



Byron Haskin - 1953 - 1h25 - USA


Distribution:
Gene Barry : le docteur Clayton Forrester
Ann Robinson : Sylvia Van Buren
Les Tremayne : le général Mann
Robert O. Cornthwaite : le docteur Pryor
Sandro Giglio : le docteur Bilderbeck
Lewis Martin : le pasteur Matthew Collins
Houseley Stevenson Jr. : l'assistant du Général Mann
Paul Frees : le reporter radio

Résumé:
Le célèbre roman de H G Wells (1898) porté au cinéma en 1953, la planète Mars se meurt et ses habitants sont contraints à trouver une autre planète, la terre est donc attaquée par les martiens, la lutte est inégale et le destin de l'humanité sérieusement menacé...


L'après guerre vivra de nouvelles peurs, en premier lieu la guerre atomique mondiale, mais aussi les invasions martiennes, c'est l'époque des fameux OVNI, de la zone 51 et du mystère de Roswell (crash en 1947), il y aura de nombreux films sur ce thème dont le fameux "Quand la terre s’arrêta" ou "les soucoupes volantes attaquent". Bref c'était le bon moment pour adapter ce roman au cinéma.

Comme toujours un film de SF de 1953 doit se regarder avec un œil critique raisonnable et indulgent, il est clair qu'il ne faut pas le comparer avec la version de 2005 ni après avoir vu "Star Wars" ou "Indépendance Day", d'ailleurs ce serait tout simplement absurde, je ne vois pas d'autres mot.


Une fois évacué ce préambule indispensable, regardons donc ce film dans son contexte technique d'après guerre comme étant ambitieux et innovant avec de très nombreux nouveaux effets spéciaux: des soucoupes volantes, du tir laser, des désintégrations, des explosions, destructions de villes, etc... et même la création d'un martien qui rappelle vraiment beaucoup E.T. qui en est visiblement directement inspiré. Restauré, les couleurs pètent bien, renforçant ce délicieux aspect vintage, aussi soyons honnête, visuellement le film est réellement réussi car sans temps morts, les innovations étant incessantes.

armes:
les soucoupes sont bien réalisées on ne voit pas de fils Laughing  leur mouvement très lent accompagnés de sifflements et de tirs d'un genre de laser en font un objet de guerre vraiment réaliste pour l'époque le progrès technique est flagrant.


Du coté des dialogues et du jeu des acteurs, bon là on est vraiment dans le style de l'époque avec des textes abrupts, sans finesse, mais après tout c'est la guerre et la plupart des protagonistes sont des militaires au combat et le plus dur qui soit. Le héros est le scientifique, réelle icône d'une époque où l'on pensait encore que la science pourrait tout faire, tout résoudre et nous sauver de tous les périls, notamment venus de l'espace, grâce à un armement sophistiqué et surpuissant. Le Professeur est comme toujours héroïque, sans peur, et imaginatif, et sa compagne n'est hélas qu'une faible femme apeurée qui passe plus de temps à hurler qu'à être vraiment utile  Laughing Après il faut bien mesurer le caractère terrifiant et catastrophique de la situation qui est désespérée, et logiquement très vite c'est la panique qui l'emportera. Tout cela est peu propice aux dialogues travaillés et aux échanges subtils, pourtant on aurait pu insuffler un peu de réflexion et qqs scènes intimistes, mais visiblement l'auteur souhaitait ne pas laisser respirer le spectateur jusqu'à l'ultime minute.


Au final un grand spectacle qui eût certainement un franc succès en salle à sa sortie, alimentant un peu plus la peur des martiens et autres menaces extra-terrestres. Évidemment la S.F. et ses effets spéciaux est un genre qui se ringardise très vite et aujourd'hui il est clair que l'on pourrait quasiment refaire tous les films de cette époque. Mais personnellement je ne me lasse pas de revivre cette époque dans laquelle on sent le bonheur de l'après guerre, il règne un climat de bonheur, de sérénité et de courage même dans les pires moments dont on ferait bien de s'imprégner, car avouons qu'aujourd'hui lesgens n'ont jamais été aussi bien mais on peur de tout, même de leur ombre, ...

6,5/10


Wells visionnaire:
Rendons hommage à ce Jules Verne anglais qui écrira aussi "the time machine" et "l'homme invisible", eux aussi portés à l'écran. Il est impressionnant en 1898 d'envisager le monde attaqué et malgré nos armes modernes incapable de se défendre face à une technologie infiniment supérieure, comme les écrans protecteurs, les engins volants ou les armes lasers. Wells et le film narrent ainsi la lutte courageuse mais vaine de l'humanité, épuisant peu à peu toutes ses armes, pour finir par se résigner à sa destruction en se réfugiant dans la prière, seul maigre espoir.

Le coup de théâtre final est d'ailleurs amené comme un événement miraculeux, suggérant que Dieu est derrière tout ça, les gens sont très croyants et pratiquants au XIXe siècle. L'idée de la bactérie mortelle est plus que géniale, car parfaitement crédible, inspirée probablement des expériences coloniales européennes qui décimèrent des peuplades indigènes en leur apportant des maladies inconnues de leurs systèmes immunitaires, elle apporte une "happy end" vraiment imprévisible et donne une leçon de modestie aux 2 races, humaine et extra-terrestre, une façon de dire que la guerre n'est pas la bonne méthode, probablement le message subliminal de l'écrivain d'anticipation qui justement a ce rôle d'avertissement.
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