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1968 - Barbarella - R Vadim

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1968 - Barbarella - R Vadim

Message  maximumuse le Jeu 15 Aoû 2013 - 9:05


BARBARELLA



Roger Vadim - 1968 - 1H38 - Italie-France

Distribution:
Jane Fonda : Barbarella
John Phillip Law : l'Ange
Anita Pallenberg : la Reine noire
Milo O'Shea : le savant fou Durand Durand
Marcel Marceau : professeur Ping

Résumé:
Dans dans un futur très lointain, l'an 40000, la guerre est abolie et l'amour règne, mais un savant fou a créé une arme et le Président de la Terre décide de confier une mission à l'agent Barbarella, sorte de James T Kirk au féminin, retrouver Durand Durand et détruire son arme.








Avant de parler du film, un petit mot du réalisateur, Roger Vadim, cet homme a été marié 5 fois et surtout à Brigitte Bardot et Jane Fonda ! et il est clair que l'un des objectifs de son œuvre cinématographique était de rendre hommage à la beauté de la femme, d'ailleurs le cultissime "Et Dieu créa la femme" en fût la premiere réussite. Il semble que le cinéma lui servait à concrétiser ses fantasmes et "Barbarella" pourrait très bien se résumer à:

"les aventures érotiques et psychédéliques d'une guerrière a Sodome et Gomorrhe"Very Happy  


Surtout ne vous attendez pas à un film de science fiction conventionnel avec effets spéciaux spectaculaires et message politico-philosophique intemporel, non, tout le film n'a qu'un seul but, mettre en scène la sublime Jane, dans une succession de tenues et de postures, plus érotiques les unes que les autres, c'est le fil conducteur du film, l'histoire, insignifiante, tient en une phrase, un savant fou désirant devenir maitre de l'univers. Aussi si on prend le film au premier degré on va fuir tant c'est Kitch, mais si on s'ouvre à cet humour on va être ravi et déguster chaque phase de ce défilé de mode sexy. Après tout on est en 1968, c'est le temps des fleurs et de la libération sexuelle. Les tenues de guerrière, de Paco Rabane, sont magnifiques et seront déclinées d'innombrables fois sur toutes les amazones du cinéma. Donc un film briseur de tabous pour l'époque.


Comment ne pas éclater de rire lorsque l'on découvre le vaisseau spatial rose bonbon, à la déco hippie, faite de fourrures, et avec une peinture de Seurat comme décoration, c'est clair qu'on est pas dans Star Trek ! lorsque l'on entend la voix efféminée de l'ordinateur on est certain que l'on est dans la totale parodie et puis le film débute sur cet extraordinaire strip tease désormais devenu culte que tout cinéphile se doit d'avoir vu. La suite ne sera qu'un délire visuel kitch et psychédélique qui rappelle que l'équipe de tournage devait fumer un peu de tout, même la moquette des studios Laughing




impossible de noter ce film mais pour l'imagination, le délire, et pour Jane (moi Tarzan!)

je ne peux pas mettre moins de 8/10


scènes cultes:

l'amour spirituel: "mais je ne suis pas un sauvage!" oui l'amour charnel, jugé sale et bestial a été remplacé par une pilule et le seul contact d'une main, cette idée n'est pas s'en rappeler Stallone et Bullock dans Judge Dredd qui l'a clairement repompé.

La guerre éradiquée, et le signe de la main en disant "Love" font immédiatement penser à Spock et son "Paix et Prospérité", c'est la même époque en fait.

Surprenante apparition d'Ugo Tognazzi avec sa tenue de yeti et sa barbe

Troublante scène des perruches, véritable prémices aux oiseaux d'Hitchcock, c'est carrément la même scène qu'à la fin quand Tippi monte au grenier Suspect

Le narguilé qui contient un homme, les femmes fumant de l'essence d'homme Laughing

Cultissime piano de Durand Durand, l'orgasmotron, qui Crescendo déshabille et fait jouir Jane en fait pour la faire mourir ... de plaisir, au rythme de la sulfureuse musique de Donna Summer "I feel Love", si c'est pas culte ça alors ??  on est en 1968 les p'tits loups, alors mesurez ce que vous devez à ce genre de transgression !




Curiosités:
- un groupe POP reprit le nom de Duran Duran
- un des musiciens est David Gilmour, guitariste des Pink Floyd
- le futur mime Marceau joue le Pr Ping


Origines:
Barbarella est une héroïne de bande dessinée créée en 1962 par Jean-Claude Forest.

Voyageant de planète en planète, Barbarella est une héroïne de science-fiction dessinée sur le modèle de Brigitte Bardot. Peu farouche, elle incarne pour son créateur la femme moderne à l'ère de la libération sexuelle. Elle rencontre des extraterrestres souvent séduisants et expérimente la « machine excessive » : l'orgasmotron.

Barbarella apparaît d'abord dans les pages de V Magazine au printemps 1962 avant de sortir en album en 1964 aux éditions Eric Losfeld. Cette publication fait scandale et consacre Barbarella comme première bande dessinée pour « adultes », alors qu'elle n'est que légèrement érotique. Que l'album soit publié par un éditeur traditionnel anticipe cependant la révolution sexuelle. Le trait sensuel et l'imagination de Forest ont assuré son succès, relayé en 1968 par le film.

Après la sortie du film, Eric Losfeld réédite Barbarella avec en première et quatrième de couverture deux photos extraites du film.



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